mercredi 9 septembre 2009

L'année en bref : L'été

J'ai eu envie de classer les innombrables photos, le désencombrement devrait passer par là vu que la mémoire de l'ordi est pleine...
Mais comment fait-on?? On les imprime et on les place dans une boîte, un album, on les laisse disparaître sans pincement au coeur, on sélectionne? Plein de moments des plus merveilleux n'o pas été immortalisé sur carte mémoire, parce que l'on ne souhaite pas rompre la magie avec un peu de technique, parce que l'appareil n'est pas là, pas chargé, parce que le moment n'appelle rien d'autre que de le vivre pleinement, parce que la capture est en nous. D'autres sont là regardable à volonté, rappelant une saveur, une odeur particulière, permettant le deuil, capturant à jamais ce qui a disparu, rappelant le rire si fort, aux éclats, l'émerveillement, le son cristallin du tout petit...
Cela ne m'aide pas à faire on choix, en attendant je fouille!
Pour les premières semaines d'été, quelques uns de nos temps forts.





Le jardin et ses promesses, son observation lente mais si productive, ses cachettes, ses cabanes et tipis, ses jeux, son ambiance toujours un peu chaotique, rarement rangé, une invitation à le laisser ainsi domaine réservé des enfants et des rêveurs.
Un cliché anodin, mais c'est le dernier où notre chatte veille d'un oeil lointain sur nos vies animées.


4 ans, une rencontre, une amitié, la force d'une relation sans nom avec un ami toujours présent, de ceux qui restent malgré les tempêtes, qui font leur chemin en parallèle du nôtre et dont les moments ensemble sont toujours simples et qui offrent cette énergie bienfaisante pour les jours à venir.


Une fête d'école où nous faisons la connaissance d'Anna élève, pas le même visage, des gestes qu'on réflchit... Bon en même temps elle était en représentation!


Et le séjour du petit Collin en Bretagne, son baptême, ses yeux qui dévorent, ses mains qui avalent le monde avec une telle ferveur. Tout l'amour qu'on lui porte.


La propreté

Que ce soit pour Anna ou Ange, je n'ai jamais su s'il fallait les y aider et comment. Vaste question souvent revenue en moi, pour qui parfois l'envie était là de voir ses enfants déjà propre...
Les deux auront procédé de la même façon et je vais essayer de m'en souvenir pour ne pas me reposer ces questions d'acquisition de la propreté quand viendra le tour de petitrois.
Parce que non ici ça n'a jamais marché de proposer le pot, pas plus les phrases du type "tu as besoin d'aller aux toilettes que m'avait conseillé une amie" et avec le recul, je trouve que c'est assez contraire à l'idée d'avancer à leur rythme que de rythmer la journée de ses temps propositions de pot! Ils ont appris à tenir la cuillère, à s'habiller, à se laver, et tant d'autres choses à force de mimétisme, il en est de même pour les toilettes. La porte n'est jamais fermé, ils peuvent nous y accompagner, c'est finalement comme ça que l'acquisition se fait à la maison.
Chaque fois surprise que du jour au lendemain, les changes quittent les gestes du quotidien vite et avec tant de naturel. Si vite ça ne veut pas dire qu'ils sont propre tôt, non ils le sont quand ils éprouvent le besoin de l'être, se savent en capacité de.
Surprise aussi que dès lors, j'ai beaucoup moins l'occasion de converser avec eux alors que je suis aux toilettes, ils me faussent compagnie (pourtant je leur en donne l'occasion en ce moment puisqu'à 4 mois in utero petitrois me joue des tours avec ma vessie.)
Propre, propreté... eh bien moi ce que j'y lis c'est quand même une grosse part d'autonomie pour eux! Le plaisir de faire où on veut, quand on veut, ne pas avoir à chercher mon aide pour voir les fesses au sec. J'aime entendre Anna descendre les escaliers dans la nuit, se rassurant d'un "les loups ne savent pas ouvrir les portes", je me délecte des pas pressés d'Ange qui passe près de moi en m'ignorant pour se ruer dans les toilettes, et repartir à son occupation aussi sec.
Et je me disais que la vie sans couche c'est beau!

mercredi 26 août 2009

Un papa pas comme les autres

Y a des jours où dans notre jardin on voit des choses un peu curieuses... Nan pas les 2 petits gars à poil qui jouaient aujourd'hui, ni la galette des rois partagés avec des gens chouettes mangée juste avant...
Nan pas ça, mais là vous trouvez pas ça un peu fou vous?

P.S: en fait Lilou, que devrais je dire de ton homme à toi?! David est un petit joueur... mais ça fait rouler les yeux des enfants!

La claque

Celle qu'on se prend lorsqu'une petite de 4 ans vous regarde de ses yeux les plus noirs en vous assénant "pars, pars, pars le plus loin possible".
Les cris, l'énervement, la douleur, la culpabilité... Je suis une mauvaise mère alors. Elle me déteste.
Puis les yeux pleins d'amour de l'autre, oui tu es terriblement mauvaise, tu veux qu'on les enferme, qu'on soit dur avec eux??? Nan, ah bah tu n'es peut-être pas si mauvaise, alors avance.
Oui je me relève et je porte des yeux doux sur cette petite fille épuisée qui m'en veut de ne pas la laisser faire ce qu'elle souhaite. Que je ne peux laisser entièrement libre.
Alors je la réveille de la sieste et je lui propose d'aller à la pataugeoire... Le sac est prêt. Les yeux ensommeillés, elle accepte et se hâte.
Elle a passé un bon moment, j'ai pris plaisir à la regarder malgré la matinée si dure.
Et à son retour, David a une surprise pour elle "oh papa ce que c'est bien d'avoir des parents agréables" à méditer encore et encore pour ne pas oublier de cesser d'assombrir sa petite vie à elle. Lui laisser le droit de ne pas toujours vouloir nous être plaisante et facile à vivre. Mais ne pas lui renvoyer sa colère sous prétexte qu'elle nous fait mal, qu'elle blesse là où on se sent déjà si fragile, si imparfait.
Oui, ma petite fille m'a comme giflé avec ses mots si noirs, mais est ce que mes cris ne sont pas une atteinte aussi vive et douloureuse pour elle?

mercredi 15 juillet 2009

En s'endormant

Tous les soirs, le même rituel, celui qui permet de s'endormir sereinement, calmement, sans heurt... Inébranlable, fatigue, colère, mauvaise journée n'y change rien, chaque soir, on s'endort ensemble heureux de cette accalmie parfois. Ou simplement et le plus souvent heureux de cette belle et douce journée. Les mouvements se calment, alors que les âmes se réinventent, que les corps s'évanouissent. Les enfants sombrent dans le sommeil et je reste à les regarder gardien de leur sommeil l'espace de quelques instants, avant de les quitter tous 2, de les replacer dans leur lit. Car oui, il a été dit par une grande fille qu'elle s'endormirait là mais se réveillerait dans la pièce à côté. Ange adoptant le petit lit accolé au notre, mais qui est bien le sien.
Ce rituel est la clé de notre entente, sans lui, nous nous éternisions, nous énervions. Il ne change pas, car nous avons mis du temps à le trouver, à le faire notre, comblant les besoins de tous 3. Il n'avait pas changé depuis si longtemps.
Pourtant depuis quelques jours, je souris béatement en observant les enfants, tous deux d'un oeil complice ont changé le cours de ce moment. Ils en ont modifié la teneur.
Le soir nous ne sommes plus 3, nous sommes 4 les enfants ayant déjà introduit un peu plus de vie dans ce lit, ils lui ont fait la part belle, les mains se croisent sur mon ventre, les baisers claquent, mouillent la peau et les mots doux quasi inaudibles je les perce peu à peu, mais je ne vous en dirai rien c'est une histoire de fratrie.

mercredi 17 juin 2009

4 ans

on se réveille une petite fille au cou "c'est mon anniversaire oui? alors et mon lapin bélier on va le chercher?"
elle ouvre ses cadeaux, remercie toujours pas de lapin... Mais sait-elle que dans le garage un papi de coeur y a déposé un cadeau pour le goûter? Ah 4 ans, les yeux ne sont pas encore assez rusés pour vérifier toutes les pièces! Mais ils scrutent nos regards, y cherchent la réponse.
4 ans avec une petite fille qui ressemble à celle que j'étais, l'ouverture sur les autres, l'audace en plus, mais je reconnais cette petite fille sautillante, j'y devine le petit garçon que David était... Et j'y lis sa nature, son histoire qu'elle invente, sa liberté.
Une toute petite fille qui grandit.
Bon anniversaire trésor.

mardi 16 juin 2009

"Les hommes sont des coquilles et le ventre des femmes est la coquille qui contient tous les hommes." Le Clézio

Pour mon anniversaire, je contemplerai des yeux qui saisiront l'intensité du monde, une main qui agrippera notre amour, une promesse d'éternel.