mardi 23 février 2010

mini cafard

autour de la reprise du travail de David...
C'est pas facile de le voir repartir si vite. Pas facile de se dire que lui loupe quelques instants si précieux de notre petite dernière. Les retrouvailles avec les grands.
Je sais qu'il ne passe pas à côté d'événements hors du commun, mais il passe quand même la journée loin de nous, loin de ce qui va être notre journée à tous les 3. Ce soir, nous partagerons notre vécu et ce ne sera pas 2 appréciations d'une même journée.

Heureusement que mon amie Juliette est passée, sinon je crois que j'aurais été de mauvaise humeur aujourd'hui! Un comble quand on a 2 enfants qui se cherchent à leur façon à observer, à admirer...

lundi 22 février 2010

Et voici...









une petite princesse aux joues rebondies, aux doigts si longs, au regard profond, une petite fille qui tète goulument depuis son arrivée, une petite miss qui dort si bien entre David et moi... Bienvenue ma toute douce, toute calme Perrine.

Les photos ne sont pas dans l'ordre mais vraiment j'ai un si joli petit coeur à retrouver que vous m'en voudrez pas...

Ah au fait, Perrine est née accompagnée par les bras de Marianne, qui n'a pas eu le temps de faire les frais de mon caractère, mais qui a été des plus merveilleuses, David m'a demandé si je voulais qu'on reste à la maison, mais à la toute fin du travail, j'ai regardé Anna qui allait et venait et j'ai préféré rejoindre la clinique, le temps de me plaindre "il fait bien trop chaud" de m'excuser "attention je ne sais pas gérer la douleur je vais être odieuse" un petit tour aux toilettes, je m'allonge sur le côté "David on rentre ça fait trop mal je ne peux pas" et là juste là je rigole en disant "ah mais c'est sa tête!!!" Et oui j'avais demandé qu'on fasse venir l'anesthésiste mais je crois que Marianne ne m'avait pas prise au sérieux ;)
Et la rupture de la poche des eaux, le passage de Perrine en seulement 3 poussées, cette sensation de chaleur enivrante et si rapide ça a été un moment très court c'est vrai mais un moment que je garde avec une profonde émotion et un vrai sentiment de bonheur complet, de plaisir, de soulagement.... Un petit moment d'extase avant de saisir ce qui nous comblera pendant toute une vie de plaisirs tout aussi fous!

vendredi 19 février 2010

et de 3



et je m'arrête là... Parce que le premier a fait les frais d'une part de tarte au chocolat, parce que j'ai froid aux pieds le soir en regardant une série débile, parce que je fais vraiment n'importe quoi et si vous voyiez les coutures c'est à pleurer, mais que moi ça me fait la main! Allez, les caisses de chutes de tissus remontent en haut du placard quoi que je tenterai bien quelques berlingots demain ;) mais les enfants sont livrés à eux mêmes et l'appart sens dessus dessous...

petits bidouillages...

une grosse envie de coudre ces derniers jours, des demandes d'Anna qui a envie de tant de choses pour sa chambre, il la lui faudrait regorgeant de rose, de boules, de guirlandes, des tissus tout doux, des paniers qui s'empilent, Anna aime que ce soit encombré!
Alors pour le coin lecture de cette demoiselle et avec l'aide de chouettes mamans qui m'ont donné leurs chutes j'ai réalisé ce petit tapis, qui m'a donné envie de couper d'autres bandes et de recouvrir le couffin qui va ressortir dans quelques jours... Les petits carrés ne sont pas bien alignés, mais j'ai aimé couper, assembler, redonner vie à des morceaux de tissus oubliés une nouvelle vie.
Allez j'ose sortir les photos... Ne vous moquez pas de notre oisillon, Anna l'adore, c'est beau les enfants, ça ne tient pas compte des défauts, au contraire ils les intègrent, les acceptent et heureusement parce que sinon ce ne serait pas de moi, pas moi ;) j'aime les imperfections...

Alors, alors??

Alors l'attente est différente selon les membres de la famille, moi je la trouve assez délicieuse plus le temps passe, Anna s'énerve, Ange essaie de faire venir le bébé par des ruses, le papa commence à trouver le temps bien trop long...

Quelques clichés avant que ce ventre ne soit plus habité! Je m'étonne toujours de cette silhouette, c'est vrai que je me sens un peu gauche, que j'ai du mal à me relever du sol, je le ressens, mais je reste impressionnée par cette montagne que les petits doigts gravissent, que des mains plus grandes englobent de leur affection...
!

mardi 12 janvier 2010

les fleurs d'anna

afin que je pense à les copier quelque part sur le disque dur.
Anna a une vision très globale des choses, alors lorsqu'elle offre un bouquet de fleurs à son papa, elle dessine de très jolies fleurs avec leurs racines.
Nous avons tous les deux trouvé que c'était bien mieux ainsi pour tout dire nous ne sommes pas fan des bouquets de fleurs coupées, nous aimons les voir s'ouvrir et s'éteindre en terre, alors c'était un très beau présent!

8 mois

Nous sommes dans le 8 ème mois, tu m'auras fait connaître des sensations nouvelles, des sentiments déroutants, la crainte, la perte de confiance en notre duo et puis la force, la conviction que nous savons, que nous ne risquons rien...
Tu m'as obligée à m'arrêter de courir, tu m'as obligée à la confrontation à la solitude que je n'avais plus affrontée depuis bien longtemps. Me séparer des plus grands pour être seule avec toi. C'est dur mais j'y ai appris beaucoup. J'ai regardé mes enfants autrement, je les ai vu, s'attacher puis s'envoler, se débrouiller sans moi, ne pas avoir besoin de mon secours.
Je les ai vu revenir, avec ce besoin de faire chanter leurs vies, et celui de combler l'absence par les câlins, les mots, les dessins.
Je les ai entendu dire et faire sortir toute la violence que cause la mère à ne pas pouvoir tout assurer.
Je les ai senti se blottir contre nous deux.
Je les ai vu me regarder avec cette profondeur qui vous laisse sans voix.
J'ai su qu'ils avaient confiance en nous, en moi, qu'ils étaient prêt.
Dans quelques jours tu pourras naître sans que cela ne te marque d'un début de vie trop surveillé. Je croyais y tenir, avoir besoin de dépasser ce seuil. Me sentir forte en disant que tout cela était superflu. En fait, ce n'est pas vrai depuis quelques longues semaines, je te souhaite juste de démarrer ta vie sans souffrir, sans avoir à te battre, depuis quelques semaines, je cherche à te protéger. Peut-être effectivement que ça ne change rien à ce qui se produira, aurait pu se produire. Mais c'est ainsi, pour toi, j'ai accepté la monotonie des midis sans leurs rires et chamaillerie. Pour toi, j'ai accepté de ne plus aller à droite, à gauche.
Parce que j'ai eu peur, sincèrement lorsqu'on ne pouvait plus te sentir bouger après des vagues de contractions trop fortes, trop endurantes, bien qu'inutiles, bien que n'annonçant pas ta venue.
Bien sûr, que je ne suis pas restée de marbre, je n'arrivais plus à me connecter à toi, petit bébé, toute entière à la douleur, je ne te ressentais plus. J'ignore la façon dont tu les ressens, sont-elles douloureuses ou bien est ce ta maman qui se crispait qui t'était insupportable? Tu ne réagissais plus aux mains qui t'appelent. Puis j'ai appris à accepter les vagues douloureuses, j'ai appris à puiser en elles quelque chose comme une vague énergisante, elles ne me laissent plus sur le carreau, elles m'emmènent plutôt vers ce qui sera irrémédiablement notre rencontre.
L'épreuve ultime avant de te découvrir, cette dernière fois où je vivrai des contractions qui me rendent si femme, si mère, si forte, si sûre, si instinctive. Bientôt viendra le jour où elles feront sens et où nous t'accueillerons et te nommerons, bientôt, pas encore...
Pour l'heure, nous sommes deux à les vivre, à les surmonter au mieux, tu ne te caches plus souffrant de mes angoisses, tu me sais peut-être enfin sereine alors tu réagis bien vite après leur arrivée, tu ne laisses jamais ton papa ou Ange sans réponse lorsqu'ils te cherchent. Tu bouges vivement à la voix d'Anna!
Nous t'attendons.